Opérations algébriques avec logarithmes népériens
Vous venez d’échouer sur une page destinée d’une part aux élèves de terminale qui viennent de commencer le chapitre sur les logarithmes népériens, et d’autre part à tous ceux qui voudraient retrouver ce qui se cache derrière ce mot aussi biscornu qu’un nom de médicament. On s’exercera d’abord sur les surprenantes propriétés des logarithmes puis sur leurs conditions d’utilisation. Les logarithmes, mode d’emploi Rappel des propriétés :
On sait de plus que ln 1 = 0 et ln e = 1. Par exemple, à quoi est égal ln 2 + ln ½ ? Plusieurs chemins mènent à la bonne réponse : ln (2 × ½) = ln 1 = 0 On constate ainsi que toutes les propriétés des logarithmes n’en font qu’une… Allez, un exercice un peu plus long mais malgré tout assez simple (les jeux qu’on trouve dans les magazines sont souvent plus difficiles que ça). Il s’agit de simplifier l’écriture suivante pour ne conserver que des ln 2 et des ln 3.
Corrigé: toutes les astuces figurent dans ce détail de calcul : = ln 18 + 2 ln 3² + ½ ln 2 – (ln 8 – ½ ln 3) Un bon réflexe consiste à vérifier à la calculatrice que l’énoncé et le résultat donnent bien le même nombre. Autres exercices (sans le détail des corrigés). Montrer que :
Précautions d’emploi La fonction logarithme n’est définie que sur R+*. Résoudre une équation ou une inéquation dont les deux termes sont sous forme de logarithmes n’implique pas forcément qu’on utilise les vertus bienfaisantes de ces derniers mais il faut respecter une petite procédure : première étape, définition d’un domaine de validité. Deuxième étape, résolution de l’équation ou de l’inéquation sans les logarithmes. Troisième étape, adéquation des solutions avec le domaine de validité. Exemple 1 : résoudre ln (x + 8) > ln (x² – 4). Premièrement, les conditions de validité : x + 8 > 0 et x² – 4 > 0. Du premier membre, on conclut que x doit être supérieur à -8. Du second membre, on déduit que x ne doit pas se situer entre -2 et 2 (on peut s’aider d’un tableau de signes). Par conséquent, si l’équation admet des solutions, elles doivent être telles que x ∈ ]-8 ; -2[ U ]2 ; +∞[. Deuxièmement, résolution. La fonction ln étant strictement croissante, l’inégalité ne change pas de sens si l’on ôte les logarithmes. x + 8 > x² – 4, donc -x² + x + 12 > 0. Le déterminant est égal à 49 et les racines à -3 et à 4. Le trinôme est positif entre ces deux valeurs (signe contraire du coefficient de x²). Troisièmement, on remarque que toutes les solutions de cette deuxième inéquation ne font pas partie du domaine de validité. Dès lors, on ne retient que S = ]-3 ; -2[ U ]2 ; 4[. Exemple 2 : résoudre ln (x + 7) = 0. Ici, pas besoin de procédure puisqu’un seul terme est sous forme de logarithme. Sachant que ln 1 = 0, il est évident que x = -6. Mais encore… Il existe sur ce site de nombreux exemples, théoriques ou appliqués, sur l’utilisation de logarithmes. Voir par exemple la page exercices avec logarithmes et exponentielles ou encore intérêts composés.
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