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 RSI, STO, ROC, momentum, oscillateur sur MM et MFI

À l’instar de l’OBV, les oscillateurs évaluent la puissance d’une hausse ou d’une baisse mais cette fois en se basant sur les prix. Un peu comme la dérivée seconde d’une fonction, ils indiquent une décélération ou un emballement. Par exemple, une forte tendance baissière s’accompagne en principe de paliers de décompression (phases de consolidation). En leur absence, on se trouve dans des situations de sur-achat ou de survente, mises en relief par les oscillateurs. Leur utilisation est également prisée lorsqu’il n’existe pas de tendance marquée. Ce sont des outils hyper réactifs, parfois même des indicateurs avancés, plutôt employés pour des trades de court terme.

Les outils de l'analyse technique qui sont applicables aux évolutions de cours peuvent être utilisés sur les graphiques d’oscillateurs. Des oscillateurs d’oscillateurs sont également suivis…

Le MACD, qui n’est pas toujours considéré comme un oscillateur stricto sensu, est présenté sur une page séparée.

Le RSI (Relative Strength Index)

C’est l’oscillateur le plus utilisé. On se donne une période (quatorze jours en version standard) puis on additionne d’une part les gains des séances haussières et d’autre part les valeurs absolues des séances baissières. On divise les deux sommes par 14 (toujours en version standard). Enfin, on divise le gain par jour par la perte par jour. On obtient le RS. Quant au RSI, il est égal à 100 – [100 (1 + RS)]. Il compare donc la moyenne des hausses à la moyenne des baisses.

On considère qu’on est en sur-achat au-dessus de 70 % et en survente au-dessous de 30 %. Cet indicateur est descriptif et n’appelle pas l’achat ou la vente de titres.

Observons à titre d’exemple l’action Renault, avec un RSI sur cinq jours (quatrième graphique, réalisé sur le site de Boursorama).

Exemple Renault

Les données des cinq dernières séances sont les suivantes :

5 dernières séances

NB : on ne retrouve pas exactement le RSI de 20,2954 calculé par l’algorithme de Boursorama avec la formule que j’ai indiquée car il existe une petite subtilité de calcul, la progression du jour n’ayant pas tout à fait la même pondération que les valeurs antérieures. L’écart serait toutefois minime sur un RSI de quatorze jours.

Le (ou la) stochastique (STO)

Compte tenu de sa définition, ce terme employé ici a de quoi désorienter un statisticien… De plus, les explications sont souvent contradictoires selon les ouvrages ou les sites web !

Il existe deux stochastiques, le rapide et le lent. Le stochastique rapide est constitué de deux courbes.

La première est poétiquement nommée %K. Elle utilise dans sa formule le dernier cours de clôture ainsi que les plus hauts et les plus bas sur une période que l’on se donne (habituellement  14 jours, parfois moins). La formule est simple : 100 × [(dernier cours de clôture – plus bas) / (plus haut – plus bas)]. Mais il varie trop pour être utilisé tel quel. Il sera plus digeste en long drink :

La seconde courbe répond au nom merveilleux de %D. C’est une moyenne mobile (MMA) du %K, sur cinq jours en version standard. Le %D est donc un %K « adouci »… Il se trouve en zone de sur-achat au-dessus de 80 et de survente au-dessous de 20.

Le stochastique lent, %DS, est la MMA3 de %D. Le croisement des courbes donne des signaux d’achat et de vente.

Enfin, il existe un stochastique spécifique pour le day trading.

Exemple du stochastique %D et %K sur le CAC 40 (source : Bloomberg)

stochastiques

Le ROC (Rate of Change)

On se donne une période de n jours. Le ROC est égal au prix de clôture du jour j sur celui de j-n. Nombre de traders gardent le secret de fabrication de leurs ROC, pondérés par plusieurs valeurs de n.

Le momentum

Difficile de faire plus simple. La démarche est proche de celle du ROC. C’est le cours du jour moins le cours d’il y a n jours. En général, n = 10 séances.

L’oscillateur sur moyennes mobiles

C’est tout simplement le rapport de deux MM. Il s’agit en principe de MM arithmétiques mais toutes longueurs et tous types de MM peuvent être explorés. Le meilleur oscillateur pour un titre ne l’est pas forcément pour un autre. Bonne chance si vous espérez découvrir une formule magique !

Le MFI (Money Flow Index)

Prenant en compte prix et volumes, le MFI constitue un bon outil d’appoint pour valider une opinion établie sur le suivi des cours. C’est un RSI pondéré par les volumes. Vous pouvez apprécier ci-dessous une comparaison d’évolutions de RSI et de MFI à cinq jours (action AXA, graphiques Boursorama).

Exemple Axa

Pour information, les volumes ont été les suivants sur la période :

Volumes

 

oscillateurs