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 Actions et parts sociales

Un fameux sujet que celui-ci… Et tellement traité, en particulier sur le web, que cette page risque de ne pas apporter grand-chose de neuf… Sauf que, après le chemin du bla-bla habituel sur les actions (définition, droits…), on arrivera à un rond-point qui vous orientera sur divers aspects quantitatifs.

Les sociétés de capitaux appartiennent à des actionnaires, c’est-à-dire à des propriétaires qui peuvent être des individus, des collectivités, d’autres sociétés privées, etc. Le capital est divisé en un certain nombre de titres détenus par ces propriétaires.

Ces titres peuvent ne pas être librement négociables (il faut l’autorisation des autres associés pour les revendre). Ils sont alors appelés parts sociales et non actions. En France, ce type de société regroupe les SARL et les SNC. En revanche, dans d’autres structures, les titres peuvent être cédés sans qu’il soit nécessaire de demander la permission à qui que ce soit. Ces structures sont, en France, les SA (Sociétés Anonymes), les SAS et les SCA. Les titres sont alors des actions. Pour certaines sociétés, ils sont cessibles de gré à gré tandis que pour d’autres qui sont COTÉS, ils s’échangent en un « lieu » appelé bourse des valeurs.

L’ensemble des actions d’une société forme son capital social. Les actions ont une valeur nominale presque toujours différente de la valeur à laquelle elles s’échangent. C’est d’ailleurs la détermination de cette valeur d’échange, présente et prévisionnelle, qui fait l’objet de tous les calculs. Forcément, nous y reviendrons. Le montant du capital social, tel qu’il apparaît au passif du bilan, est quant à lui égal au nombre d’actions multiplié par leur nominal.

Les actions permettent de recevoir des dividendes, le plus souvent annuels. Contrairement aux coupons des obligations, leur montant est défini en assemblée générale en fonction des résultats de l'exercice écoulé et de diverses considérations de politique générale.

Actions et autres parts sociales donnent des droits

L’un d’eux est le droit de vote aux assemblées générales, ordinaires ou extraordinaires. Ce droit est proportionnel au nombre d’actions détenues, quoi qu’il existe divers aménagements. Il s’accompagne fort logiquement d’un droit légal à l’information. Divers procès retentissants nous ont rappelé que la mise en œuvre de ce droit à l’information laisse parfois à désirer.

Le droit aux dividendes n’implique pas que des dividendes soient effectivement versés. En particulier, les sociétés dites « de croissance », c’est-à-dire à forte composante technologique, peuvent rester de nombreuses années sans rien attribuer à leurs actionnaires. Pour eux, le seul intérêt est l’espérance d’une plus-value, c’est-à-dire d’une différence positive entre le prix de vente et le prix d’achat de ses actions.

Le droit au bonus de liquidation est le plus souvent un droit de principe. S’il y a liquidation de la société, toutes les dettes doivent d’abord être réglées (salariés, fournisseurs, banques…) avant que les actionnaires puissent se partager les restes.

Un droit préférentiel de souscription est en principe accordé aux actionnaires à l’occasion d’une augmentation de capital.

Enfin, le droit de libre cession est réservé aux détenteurs d’actions. Rappelons que c’est ce droit qui permet de distinguer une action d’une autre part sociale.

Lorsqu’une action confère des droits particuliers (dividende prioritaire, vote double…), on parle d’action de préférence, par opposition aux actions ordinaires.

Le prix des actions

Théoriquement, le prix d'une action est le baromètre de la santé d'une entreprise, comme le niveau d'un indice boursier, qui est un panier d'actions, indique un état de santé financière en général.

Il existe plusieurs méthodes pour déterminer le prix d’une action. Certaines sont communes aux actifs cotés et non cotés. Lorsque les actions s’échangent en bourse et, qui plus est, dans des proportions importantes (le titre est alors dit « liquide »), le prix reflète l’équilibre entre l’offre et la demande. Cet équilibre répond à des considérations financières mais aussi psychologiques.

Avant de poursuivre, faisons une petite halte pour évoquer le très connu PER (Price Earning Ratio).

Le bénéfice par action (BPA) est le bénéfice (après impôt et imputation aux dividendes non ordinaires) divisé par le nombre d’actions ordinaires. Le PER est le cours de bourse divisé par le BPA. On peut calculer un PER sur un bénéfice passé ou sur des résultats anticipés. Chaque jour, cet indicateur est largement publié pour les sociétés cotées. Il indique si le titre est plus ou moins onéreux : un PER de 20 indique une action chère tandis qu’un PER de 5 signale une bonne affaire.

L’inverse du PER est le taux de rendement implicite.

Empruntons à présent le « rond-point » dont je vous ai entretenu en introduction.

Cotée ou non, une action peut s’évaluer selon les techniques suivantes :

L’actualisation des dividendes. On formule alors des hypothèses sur leur évolution future (qui seront probablement tirées par les cheveux compte tenu des aléas économiques). Les modèles de Durand puis de Gordon-Shapiro permettent, sous ces réserves, une évaluation du prix de l’action.

L’actualisation des bénéfices. Encore une belle gageure… Il existe plusieurs modèles fondés sur la distribution ou non des bénéfices.

Ces techniques sont permises par les diagnostics et les prévisions menées dans le cadre d’une analyse dite « fondamentale », basée sur les seules informations financières et commerciales (et non sur la psychologie des investisseurs). La rentabilité financière (ROE), notamment, est un élément incontournable.

L’analyse technique, réservée aux titres cotés et suffisamment liquides, se fonde sur l’historique du prix de l’action, supposé inclure toutes les informations, financières ou non, avérées ou supposées. Bref, ce sont les prix et les volumes passés qui déterminent une fourchette de prix pour le présent et l’avenir. Aucune information exogène aux mouvements boursiers n’est directement exploitée.

Actions et risque

Je n’ai pas encore mentionné une donnée fondamentale associée aux actions : le risque. Chacun sait, parfois à ses dépens, que les actions sont des actifs risqués. La moins-value peut représenter 100 %.

Lorsque le risque est associé à des espoirs de bonne rentabiité, l’investisseur particulier a le choix : pépère ou casse-cou. En général, l’approche de l’investisseur professionnel est plus « scientifique » et la mutualisation des risques constitue le BA-BA de l’asset management (gestion d’actifs).

L’intérêt de cette mutualisation est démontré par la théorie moderne du portefeuille.

Cette dernière est de plus en plus considérée comme dépassée car ses postulats de parfaite circulation de l’information et de psychologie caricaturale des investisseurs manquent de crédibilité.

 

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