mèche perceuse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Convergence et divergence des suites

Une suite se présente comme une liste de nombres numérotés. Les numéros augmentent indéfiniment. Et à l’infini, quelles valeurs prennent les éléments de la suite ? That is the question. Pour connaître la réponse, il faut chercher la limite.

Lorsque la limite à l’infini est un réel, la suite est CONVERGENTE. Sinon elle est DIVERGENTE, soit que la limite est infinie, soit qu’elle n’existe pas.

La suite (un) définie par un = (-1)n, par exemple, est périodique, bornée mais divergente.

Vous l’aurez deviné sans mal, toute suite croissante non majorée tend vers plus l’infini et toute suite décroissante non minorée tend vers moins l’infini. A contrario, les croissantes majorées ainsi que les décroissantes minorées convergent forcément quelque part (théorème de la convergence monotone, qui permet de déceler des comportements asymptotiques). Attention toutefois à la distinction entre limite et majorant (ou minorant). Une suite n’est pas forcément monotone et peut dépasser sa limite puis tendre vers elle, comme un encéphalogramme qui devient progressivement plat.

Si l'expression de la suite se présente comme celle d'une fonction, on utilise la panoplie d’outils permettant de déterminer la limite d’une fonction. Bien entendu, on ne cherche ici qu’une seule limite, en « plus l’infini ».

La limite d’une suite arithmétique ne mérite aucun calcul. Soit la raison est positive et la limite est « plus l’infini », soit elle est négative et la limite de la suite est « moins l’infini ». De même, une suite géométrique dont la raison est strictement comprise entre -1 et 1 converge forcément vers zéro. Attention, si la raison est égale à 1, la suite est constante (elle converge vers u0) mais si elle est égale à -1, elle diverge et n’admet pas de limite.

En statistiques, la limite d'une suite de variables aléatoires permet de définir un éventuel mode de convergence.

Il existe une façon graphique de représenter la limite d’une suite, du moins convergente (la représentation d’une suite divergente n’étant pas d’un intérêt majeur). Tous les détails en page représentation d'une suite.

Prenons l’exemple simple d’une suite arithmético-géométrique, donc de type un = aun + b avec a compris entre -1 et 1 exclus pour qu’elle converge.  Imaginons un+1 = 0,3un + 2 avec u0 = 1. La limite est alors visualisée comme le point de rencontre entre la première bissectrice (y = x) et la courbe représentative de la suite définie comme une fonction.

On trace la droite de la fonction affine d’équation y = 0,3x + 2 et la droite d’équation y = x. Lorsque les deux se croisent, c’est que = 0,3+ 2, donc = 2 / 0,7, soit 2,85714...

suite arithmético-géométrique

Une fois que l’on a initialisé la suite, ici au point d’abscisse 1, on « rebondit » horizontalement sur la droite (ou la courbe) représentant la fonction jusqu’à la première bissectrice. Le point d’impact nous donne la valeur de u1. Même technique pour trouver les valeurs suivantes. Comme on s’en doute, la limite est au croisement des deux droites, au point d’abscisse 2,85714…

Un tableur constitue un outil merveilleux pour lister les premiers termes d’une suite :

premiers termes

Notons que si j’avais choisi u0 supérieur à 2,85714…, la suite aurait été décroissante et serait parvenu au même point mais en arrivant du nord-est.

Deuxième exemple où un+1 est la racine carrée de un. C’est donc une suite géométrique de raison 0,5. On initie la suite n’importe où. Prenons 4. Les premières valeurs de un sont alors les suivantes :

premiers termes

Le graphe montre que la suite converge vers 1 (fonction racine carrée en rouge).

suite racine carrée

Nombres particuliers

Certains nombres peuvent être appréhendés comme des suites, spécialement lorsque le nombre de décimales est infini. Il est facile de montrer que ces suites sont convergentes puisqu'elles sont majorées et croissantes (par définition).

Ainsi, la constante de Champernowne est le réel qui s'obtient en ajoutant progressivement les entiers successifs en fin de décimale. En terme de suite, on a par exemple, u12 = 0,123456789101112.

 

suite et fin